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Les sigles utilisés pour désigner le sous-titrage

Publié le 02 février 2026

VOST, VFST, SME… Pas facile de s’y retrouver avec tous ces sigles et acronymes pour désigner le sous-titrage !
Dans cet article, nous allons vous aider à y voir plus clair et vous allez découvrir à quoi ils correspondent exactement.

En premier lieu, il faut bien comprendre qu’il existe plusieurs types de sous-titrage, qui ont chacun des normes et des spécificités différentes. On compte par exemple le sous-titrage SME, le sous-titrage SDH ou encore le sous-titrage VOST.

Selon les normes que vous allez choisir de suivre, vos sous-titres seront complètement différents ! Par exemple, le sous-titrage SME comporte des couleurs tandis que le sous-titrage VOST est tout en blanc.

Mais pourquoi tant de types de sous-titrage différents ? Parce que tout dépend du public à qui vous vous adressez.

Est-ce que votre public entend ? Comprend-il la langue de la vidéo ? Sur quelle plateforme regarde-t-il la vidéo ? Tous ces paramètres vont entrer en jeu pour déterminer le type de sous-titrage que l’on aura.

Nous avons tenté de vous recenser ici toutes les appellations que nous avons croisé au détour de nos aventures en festival de cinéma de montagne ou autre, en France et en Belgique.

Si vous en avez repéré d’autres, contactez-nous sur notre site ou nos réseaux sociaux !

Nous allons classer ces appellations selon le type de public à qui le sous-titrage s’adresse :

  1. Le sous-titrage pour les personnes entendantes
  2. Le sous-titrage accessible pour les personnes sourdes et malentendantes
  3. Les autres types de sous-titres
  4. Les sigles pour indiquer qu’il n’y a pas de sous-titres

1. Le sous-titrage pour les personnes entendantes

Ces types de sous-titres sont ceux que l’on rencontre le plus souvent en festival ou même au cinéma. Ils s’adressent aux entendants qui ne comprennent pas la langue de la vidéo (par exemple, une vidéo en français sous-titrée en anglais.)

Le VOST et ses variantes (VFSTEN, VOSTFR, VOSTEN, VFSTAN…)

VOST signifie version originale sous-titrée. La partie “version originale” indique que le film n’est pas diffusé dans sa version doublée, mais dans la langue d’origine du film. Exemple : un film tourné en anglais américain diffusé en anglais américain.

La partie ST signifie qu’il a été sous-titré. Généralement, on utilise ce sigle pour indiquer que les sous-titres proposeront une traduction de ce film pour les personnes qui entendent les dialogues, les bruits etc. mais qui ne comprennent pas les propos car ils sont dans une autre langue. Exemple : un film en anglais américain sous-titré en français.

On peut ensuite ajouter des précisions à ce sigle : 

  • VFSTEN ou VFSTAN : la version originale est en français (VF) et les sous-titres seront en anglais (STEN ou AN) ;

  • VFSTNL : la version originale est en français (VF) et les sous-titres seront en néerlandais (STNL) ;

  • VOSTEN, VOSTFR, VOSTA ou VOSTF : la langue de la version originale n’est pas précisée, mais celle des sous-titres oui (EN pour English, A pour anglais et FR pour français.) Il peut arriver que l’on utilise ce sigle si le film VO contient plusieurs langues ;

  • VOSTBIL : La langue de la version originale n’est pas précisée, mais le sous-titrage sera bilingue (en deux langues). Il est plutôt utilisé en Belgique pour indiquer des sous-titres qui contiennent le français et le néerlandais.

On considère qu’un sous-titrage relève du VOST si la langue majoritaire du film est sous-titrée dans une autre langue. Par exemple, un film majoritairement en anglais mais avec des passages en espagnol devra être tout sous-titré en français pour être considéré VOSTFR. Par contre, si on veut le sous-titrer en espagnol, alors on aura besoin de seulement sous-titrer les passages en anglais pour considérer que le film est en VOST. 

En VOST, les passages dans la langue cible déjà présents en VO ne doivent pas être sous-titrés, ce qui fait qu'un sous-titrage VOST n'est pas considéré comme accessible (en plus de ne pas inclure les sons etc.)

Les sous-titres inserts

Ce sont des sous-titres qui ne seront présents qu’à certains moments du film, notamment quand le réalisateur ou le monteur a jugé que le son était trop mauvais ou que l’on entendait pas assez une personne parler. Ils servent également à traduire du texte à l’écran (panneaux, altitudes etc.) ou certains passages du film (une interview en anglais dans un film en français).

2. Le sous-titrage accessible pour les personnes sourdes et malentendantes

Le sous-titrage accessible type sourd et malentendant est pensé en priorité pour les personnes concernées par la surdité ou qui ont besoin des sous-titres pour comprendre votre vidéo.

Il est aussi pensé pour les personnes dont la compréhension est empêchée :

  • les personnes qui ne comprennent pas bien le français,
  • qui ont des troubles déficitaires de l’attention,
  • qui sont sur le spectre autistique,
  • qui ont une surdité passagère ou liée à l’environnement (si vous vous retrouvez au fond de la salle par exemple), etc.

Ce sous-titrage accessible peut prendre différentes formes, selon les pays ou les plateformes sur lequel il sera utilisé.

Eh oui, il n’existe pas de sous-titrage accessible universel, chaque pays possède ses propres normes et chaque plateforme ses propres contraintes.

En France et en Belgique, le plus connu est le sous-titrage SME (Sourd et Malentendant), qui suit la charte relative à la qualité du Sous-titrage Sourd et Malentendant et comporte des couleurs (pour en savoir plus, accédez à nos ressources).

Seule la désignation SME vous permet d’être sûr que le film choisi sera bien en SME, car il existe aussi un autre type de sous-titrage sourd et malentendant de plus en plus utilisé en France et en Belgique, le sous-titrage SDH (Subtitles for the Deaf and Hard of hearing).

SDH, serait-ce une simple traduction de sous-titrage SME en anglais ? Eh non, ce serait trop simple sinon : le sous-titrage SDH suit des normes bien spécifiques venues des Etats-Unis, que l’on retrouve très souvent sur les plateformes de streaming comme Netflix ou Prime Video. On peut désigner ce sous-titrage accessible de différentes façons :

  • SME, STSME ou STSM qui suivra les règles du sous-titrage SME ;

  • VFSTF ou VFSTF : version française sous-titrée en français, qui peut désigner soit le sous-titrage SDH, soit le sous-titrage SME, soit le sous-titrage simple ou amateur, comme on verra un peu plus tard) ;

  • OCAP : Open Captions, qui désigne une projection avec sous-titres sans plus de précisions, mais qui est souvent utilisé pour désigner une séance sous-titrée SME ;

  • STFR : sous-titrage français, sans plus de précisions ;

  • STT : sous-titrage télétexte, expression de moins en moins utilisée mais qui indique aujourd’hui simplement la présence d’un sous-titrage ;

  • TXT : texte, qui indique aussi seulement la présence de sous-titres ;

  • CC : Closed Captions, ce qui indique des sous-titres que l’on peut activer ou non, comme sur YouTube ou Netflix par exemple. Il n’est pas à utiliser dans le cadre de séances de cinéma.

3. Les autres types de sous-titres

Les sous-titres simples (dits aussi classiques)

Seuls les dialogues sont sous-titrés, dans la même langue. Par exemple, on va sous-titrer en français les dialogues d’un film en français.

Les sous-titres amateurs

Comme ils ne relèvent pas du sous-titrage professionnel, ils ne suivent aucune norme ni obligation. Ils sont donc bien plus difficiles à caractériser et leur qualité laisse souvent à désirer.

Ces types de sous-titres ne sont également pas considérés comme accessibles, car les informations données seront insuffisantes et trop peu lisibles pour les personnes qui dépendent des sous-titres pour comprendre.

4. Les sigles pour indiquer qu’il n’y a pas de sous-titres

Au cours de nos aventures, nous avons également vu des mentions explicites de séances non sous-titrées.

VF : Version Française

Ce sigle indique que le film est en français, soit parce qu’il a été doublé soit parce qu’il a été tourné en français. On parle ici de la version orale, ce sigle ne donne donc soit aucune indication sur les sous-titres, soit indique que le film n’est pas sous-titré. C’est souvent le cas pour les séances de cinéma : si vous voyez la mention “VF”, c’est souvent que le film est diffusé sans sous-titres.

Dans la même logique, vous pouvez rencontrer en Belgique le sigle VN (version néerlandophone) par exemple.

VFNST : Version Française non sous-titrée

Ce sigle, rencontré en Belgique, a pour but de préciser que le film n’est pas sous-titré. Mais est-ce utile de l'indiquer ?

Conclusion

Ce compte-rendu des sigles utilisés se veut exhaustif pour que vous puissiez mieux comprendre ce qu’ils signifient si vous les croisez, mais comme on l’a vu, ils ne sont pas tous très clairs ou explicites. Mais alors, lesquels utiliser pour que vos spectateurs comprennent le plus facilement possible quel type de sous-titrage est disponible pour leur séance ?

Voici tous nos conseils :

  • Première possibilité : vous proposez des sous-titres accessibles pour personnes sourdes et malentendantes pour votre film. Vous pouvez indiquer la langue du film et la langue des sous-titres (par exemple, VFSTFR) puis préciser quel type de sous-titrage professionnel a été utilisé (SDH ou SME). Le mieux, si possible, est d’indiquer en toutes lettres une mention telle que “film en français sous-titré en français SME pour les personnes sourdes et malentendantes”.

  • Deuxième possibilité : les sous-titres proposent une traduction du film. Le sigle “VOST” semble être le plus utilisé dans ce cadre-là. Attention de toujours bien préciser la langue dans laquelle le film est sous-titré, par exemple en indiquant “VOSTFR” ou “VOSTEN” afin d’éviter que des personnes ne comprennent rien aux sous-titres lors d’une séance !

  • Troisième possibilité : vous ne proposez pas encore de sous-titres pour votre film. Dans ce cas, il est souvent inutile de le mentionner. Nous considérons que s’il n’y a aucune mention, le film n’est pas sous-titré et donc non accessible.

Utiliser des sigles permet de donner la bonne information aux spectateurs. N’oubliez pas que dans tous les cas, le but est d’être le plus clair possible pour eux !

C’est très désagréable d’avoir payé une séance qui propose une version que l’on ne comprend pas ou que l’on ne voulait pas. Nous sommes sûrs que ça vous est déjà arrivé de vous retrouver à une séance d’un film doublé alors que vous vouliez la version originale, ou bien l’inverse !
Pour les personnes sourdes ou malentendantes, assister à la mauvaise version peut être très frustrant et long. A l’inverse, savoir a posteriori qu’elles auraient pu assister à une séance si la mention avait été présente peut aussi être frustrant.

Nous espérons que notre article vous aura permis d’y voir plus clair dans la jungle des sigles des sous-titres !

Si vous avez des questions, n’hésitez pas à nous envoyer un message dans notre formulaire de contact, nous sommes là pour vous répondre. N’hésitez pas aussi à naviguer sur notre site pour découvrir d’autres ressources sur le sous-titrage et l’accessibilité !